La lecture s’effondre (même chez les plus jeunes), les ventes s’effondrent (en unités comme en chiffre d’affaires), les petits éditeurs s’effondrent, les librairies indépendantes s’effondrent (la magnifique librairie Labbé à Blois…). L’année 2025 n’a pas dérogé à la règle.
Voici ce que je propose de retenir (chiffres Nielsen de décembre 2025) :
> Augmentation des ventes en volume des best-sellers : +200%
> Baisse des ventes en volume hors best-sellers : –4,9%
> Baisse des ventes en volume de la jeunesse : –8,9%
> Réduction des dépenses en livre des Français : –4,00€ par acheteur
> Croissance du livre numérique : +4%
> Sans oublier les 26 700 tonnes (2,5 tour Eiffel…) de livres neufs détruits
Certes, le contexte géopolitique, qu’il soit international (merci les délires des gouvernements américain et russe) ou franco-français (merci nos leaders politiques), ne pousse pas à l’euphorie. Et, globalement, la plupart des secteurs de l’économie flanchent sous le poids d’une actualité lourdingue, surtout depuis le 1er mars.
En France, en particulier, les incertitudes électorales pèsent sur nos dépenses, surtout celles qui concernent l’achat de livres, ce qui entraîne une baisse de l’activité de l’édition chaque année d’élection. Résultat : après une année 2025 plutôt sombre, 2026 (élections municipales en forme de test pour les grands partis politiques) et 2027 (élections présidentielle et législatives) nous confirment que nous allons passer un long moment dans un long tunnel.
Maintenant, qu’est-ce qu’on fait dans ces cas-là ?
On allume une lumière, on s’installe, on prend un bon livre et on lit.
Bonne lecture !!